Fin 2009, R. BACHELOT, Ministre de la Santé assure que les crédits en faveur de la lutte contre le VIH/SIDA ne baisseraient pas.
Début 2010, les chiffres communiqués à l’association AIDES font état d’une baisse des crédits qui affecte toutes les délégations départementales de l’association, jusqu’à – 52%, - 49% en Région Centre.
Une nouvelle fois, le Gouvernement tient un discours contraire à ses actions.
Cette réduction drastique de ses subventions contraindrait cette association à réduire ses activités, et notamment ses actions de prévention, à un moment où la Cour des Comptes note dans son rapport annuel, « qu’ il appartient à l’État de renforcer la prévention et le dépistage du VIH. L’ignorance de leur état de séropositivité par plusieurs dizaines de milliers de personnes, la propagation de l’épidémie qui en résulte, le coût élevé des traitements pour l’assurance maladie et leur caractère pénible pour les patients militent pour une politique plus active en ces deux domaines ».
La Cour préconise également « améliorer la connaissance par le ministère de la santé des actions de prévention et d’accompagnement subventionnées au niveau local par les groupements régionaux de santé publique, dont les missions seront reprises en 2010 par les agences régionales de santé ».
L’épidémie est toujours active, le nombre de malades atteints augmente chaque année, l’éducation à la sexualité ne doit pas reculer. Au contraire c’est la mise en place d’une véritable politique de prévention et d’éducation à la santé qui devrait être une priorité. La lutte contre le sida n’est pas acquise, il n’existe toujours pas de vaccin mais peut-être faut-il le rappeler au gouvernement !
La fédération d’Indre-et-Loire du Parti Socialiste apporte son entier à la mobilisation des salariés et des bénévoles d’AIDES qui, au quotidien, œuvre pour la prévention et demande au Gouvernement de revenir sur cette réduction drastique et inique.

