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La bombe à retardement du budget travail-emploi - Parti Socialiste, Indre et Loire

La bombe à retardement du budget travail-emploi

Vos Élus lundi 15 novembre 2010

Ce lundi 15 novembre est examiné à l’Assemblée nationale le budget travail-emploi. Contre-rapporteur pour le groupe socialiste, Jean-Patrick GILLE est intervenu pour en dénoncer les insuffisances et les dangers.

Le gouvernement a beau prétendre que les crédits sont maintenus et même augmentés, ils subissent en réalité une diminution en crédits de paiement de 13%. Pour bâtir son budget, il s’est appuyé sur une vision exagérément optimiste des chiffres du chômage. Comme si la crise n’avait été qu’une parenthèse déjà refermée... Pourtant, en fait de reprise de l’emploi, il s’agit simplement d’un ralentissement de la progression du chômage largement dû à l’utilisation massive des contrats aidés marchands et non marchands depuis quelque mois.

Utilisation brutalement remise en cause avec la disparition en 2011 de 200 000 contrats aidés notamment à destination de jeunes et qui fait de ce budget une véritable bombe à retardement dont les conséquences seront explosives pour le marché de l’emploi.

Vient se greffer à ces diminutions budgétaires un véritable désengagement de l’Etat dans le Service Public de l’Emploi qui frappe tous les opérateurs :

  • Pôle emploi avec la suppression de 1800 postes,
  • les missions locales avec la disparition de 1000 conseillers,
  • la division par deux des crédits de fonctionnement des Maisons de l’emploi
  • et le lâche abandon de l’Afpa

Pour pallier ce désengagement, le Gouvernement a décidé de piocher sans vergogne dans les fonds paritaires pour financer ses propres politiques !

Derrière un discours volontariste en faveur de l’emploi des jeunes et des séniors se cache en réalité un budget de rigueur dont ces catégories sont les premières à faire les frais.

Pour les séniors, le nouveau dispositif crée par la réforme des retraites ne s’élèvera qu’à 50 millions.

Quant aux jeunes, les crédits les concernant n’ont pas évolué et les 120 millions d’euros de crédits du plan Agir pour la jeunesse ont purement et simplement disparu.

Si on y ajoute la fin des 95 000 CIE jeunes et des 100 000 CAE jeunes, on comprend pourquoi le gouvernement renvoie la question de l’emploi des jeunes aux partenaires sociaux.

Jean-Patrick GILLE a rappelé en séance publique que la suppression de l’exonération et de la défiscalisation des heures supplémentaires, dont le coût avoisine les 4 milliards d’euros, permettrait de construire une véritable politique de reprise de l’emploi et du travail pour tous.

Parti Socialiste, Indre et Loire

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